En apprenant le décès de Pierre Schoendoerffer, j'ai souhaité rendre hommage, en quelques mots, à ce réalisateur dont le regard sur l'engagement militaire français en Indochine, et en Algérie, a toujours été d'une grande justesse. Au travers de films comme la "317ème section" et "L'honneur d'un capitaine", il a décrit le quotidien, l'engagement et l'état d'esprit des soldats français dans des conflits ou des théâtres difficiles et exigeants. Lui qui avait connu et filmé la bataille de Dien Bien Phû, il a su donner à ses témoignages et à son oeuvre une authenticité mais aussi une profondeur propres à enrichir l'histoire militaire de notre pays, voire à conforter les vocations de ceux qui découvraient ses films et voyageaient, à travers eux, dans le temps et jusqu'aux "confins de l'empire" (comme l'aurait suggéré Charles Peguy). RIP.

Bonjour,
RépondreSupprimerJuste pour signaler que cinq émissions d'un entretien inédit de 2011 avec Pierre Schoendoerffer sont en ce moment diffusées sur France Culture, dans l'émission A Voix Nue :
http://www.franceculture.fr/emission-a-voix-nue-pierre-schoendoerffer-15-2012-03-19
Cordialement.
En hommage à Pierre Schoendoerffer, ce commentaire souligne l’importance de son œuvre cinématographique et littéraire dans la transmission de la mémoire militaire française. À travers La 317ème section ou L’honneur d’un capitaine , il a su capter avec justesse l’âme des soldats confrontés à la complexité des conflits, offrant une vision à la fois poignante et historiquement ancrée. Son rôle de témoin privilégié, notamment lors de la bataille de Diên Biên Phú, renforce l’authenticité de ses récits, qui transcendent le simple cadre narratif pour devenir une plaque mortuaire pour militaire honorant les silences et les combats oubliés. L’évocation de son regard sur l’engagement en Algérie et en Indochine rappelle combien son travail reste un pont entre histoire vécue et mémoire collective. Les références à ses entretiens inédits (comme ceux diffusés sur France Culture) illustrent une volonté de partager une expérience rare, où le cinéma devient un outil de compréhension des théâtres d’opérations. Ce blog, en s’inscrivant dans cette lignée, enrichit utilement le débat stratégique et opératif par une approche humaniste et historique. Merci pour cet hommage vibrant à un réalisateur qui, par son authenticité, continue d’éclairer les confins de notre histoire nationale.
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