Après l’opération Overlord en Normandie déclenchée le 6 juin 1944, les
Alliés ont exploité leurs premiers succés vers l’Ouest et libéré une partie du Nord-Est de la France et de la Belgique. Pendant
les mois de juillet et août 1944, les forces Allemandes se replient vers leur
frontière. Le général Eisenhower décide alors de poursuivre l’offensive vers
l’Allemagne avec comme objectif principal la Ruhr , poumon industriel du IIIème
Reich. Pour entrer en Allemagne, 2 options s'offrent à lui : une approche directe vers la
ligne Siegfried par le Sud, une approche indirecte au Nord via les Pays-Bas.
L’objectif secondaire est de s’emparer d’un port pour raccourcir les délais
d’approvisionnement des Alliés dont les lignes de communication s’étirent à
partir de la Normandie. Le
général Eisenhower choisit finalement le plan Nord défendu par le général britannique Montgomery qui demande la priorité pour planifier, préparer et concentrer les moyens nécessaires à cette action tactique. Celle-ci appraît certes
risquée mais qui offre une opportunité d’atteindre rapidement les 2 objectifs même si le général américain Patton montre dans sa zone d'action une fulgurance et une manouvrabilité plus concrète.
Bienvenue sur l'écho du champ de bataille
« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…
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jeudi 26 mars 2015
lundi 4 mars 2013
Le « Joint operational access concept » (JOAC), réalité opérative ou coup de bluff face au risque chinois d’A2AD ?
Je vous propose un article que j'ai fait paraître il ya quelques jours sur le blog de l'Alliance géostratégique, communauté à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir depuis quelques semaines maintenant.
Alors que les tensions en Mer de Chine
ne cessent de retrouver de la vigueur et que la République populaire de Chine
met en avant ses efforts militaires et le développement d’une marine de guerre
de haute mer avec des ambitions (avérées ou non) de moyens aéronavals, le Japon
semble, quant à lui, se tourner vers les Etats-Unis et leur nouvelle pensée
opérative de JOAC. Cette réflexion présentée en 2011 par le secrétaire à la
Défense américain Léon Paonetta doit devenir la parade des stratégies
d’« Anti-Accès » et d’« Air Denial (A2AD) » mis en œuvre
par des pays qui cherchent à esquiver la puissance militaire et technologique
américaine en cas de conflit ouvert.
En première approche, c’est davantage
l’effet d’annonce qui a semble-t-il primé à Washington alors que la conjoncture
économique pèse sur les budgets militaires, que les Etats-Unis cherchent à
désengager leurs troupes de champs de bataille complexes et que les opinions
publiques sont réticentes à voir mourir leurs soldats loin des frontières
nationales. Les responsables de la Défense ont peut-être cherché à renouer avec
le succès psychologique et tactique de l «Air Land Battle » qui devait,
dans les années 1980, sonner le glas de la supériorité conventionnelle
soviétique en Europe.
lundi 10 septembre 2012
« Agents de transmissions par excellence dans les situations difficiles » : la colombophilie militaire dans l’histoire.
Le
24 juillet 2012, monsieur Decool, député à l’Assemblée nationale, posait une
question parlementaire quelque peu originale en interpellant le ministère de la
défense sur l’état de son potentiel colombophile et ce, à l’heure où la Chine
semblait annoncer la formation de plusieurs centaines de milliers de pigeons
voyageurs pour palier une interruption possible des moyens de communication militaires.
Interpellé par ce sujet, j’ai ainsi voulu revenir sur l’histoire des pigeons
pour comprendre leur rôle dans l’évolution des moyens de transmissions mais
aussi, afin de mieux appréhender ce que pourrait être l’usage militaire
contemporain de ces oiseaux messagers.
Nous
verrons donc, dans les lignes qui suivent que les pigeons voyageurs sont liés
depuis longtemps à la guerre mais que l’âge d’or de la colombophilie se situe
au XXème siècle. Dès lors, un emploi de ce vecteur aérien animal sur
les théâtres d’opération actuels paraît délicat voire anachronique.
samedi 14 juillet 2012
14 juillet 2012 : l'arme des transmissions à l'honneur.
A l'occasion de ce 14 juillet 2012, les transmetteurs ont été mis à l'honneur pour commémorer le 70ème anniversaire de l'arme des Transmissions. Ainsi, les 8 régiments de cette arme ont déployé à Paris des matériels et des personnels tout au long de la journée. De nombreux équipements étaient présents, des plus modernes aux plus anciens puisque la station de radiotélégraphie de la Tour Eiffel a été réactivée exceptionnellement (en HF et VHF) pour saluer l'èvènement et rendre hommage au général Gustave Férié (1868-1932), fondateur de la radiotélégraphie militaire. Cette dernière sera d'ailleurs un outil clé afin de faciliter, en 1914, pendant la bataille de la Marne, les échanges de messages pour coordonner la contre-attaque de Maunoury et de son armée de réserve sur les flancs des troupes allemandes.
Pour en savoir plus sur l'histoire des Transmissions, je vous conseille le site dédié à cette fonction opérationelle créé par des passionnés et par des anciens transmetteurs ou amateurs de cette technologie : http://www.appat.org/70ans/. Bonne lecture et bonne fête nationale à tous.
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