Comme nous l'avons vu sous le regard de Robert Leckie, les premières semaines, voire même les premiers mois du conflit coréen sont d'une grande richesse en termes d'enseignements tactiques. Ainsi, après les difficiles manœuvres de freinage engagées après l'offensive nord-coréenne, les troupes américaines ont permis aux divisions ROK de se réorganiser au sein de la très fragile poche de Pusan. Face au rideau US de plus en plus dense sur cette ligne de défense, les troupes de Pyong Yang se sont épuisées et ont vu leur capacité de combat largement réduite. Mac Arthur décide alors de planifier une opération amphibie d'envergure dans la région d'Inchon considérant, comme il le dit lui-même : "l'histoire militaire démontre que neuf fois sur dix les armées sont détruites quand leurs lignes de ravitaillement sont coupées. Toutes les munitions de l'ennemi, comme tout son matériel, passent par Séoul."
Bienvenue sur l'écho du champ de bataille
« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…
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dimanche 6 novembre 2016
dimanche 18 octobre 2015
La première guerre mondiale au jour le jour : octobre 1915.
Nous suivons, comme chaque mois, le commentaire averti mais toujours très subjectif du lieutenant-colonel Rousset commentant le premier conflit mondial avec son regard acéré d'ancien professeur de tactique de l'Ecole supérieure de guerre.
En octobre 1915, il relate tout d'abord l'offensive de Champagne que nous savons aujourd'hui être un semi-échec offensif par le nombre de tués et de blessés. Et pourtant, sans le recul de l'histoire, cette attaque majeure apparaît comme une victoire. Le général Joffre d'ailleurs adresse le 3 octobre l'ordre du jour suivant : "le commandant en chef adresse aux troupes sous ses ordres l'expression de sa satisfaction profonde pour les résultats obtenus jusqu'à ce jour dans les attaques. 25 000 prisonniers, 350 officiers, 150 canons, un matériel qu'on n'a pu encore dénombrer, sont les trophées d'une victoire dont le retentissement en Europe a donné la mesure. Aucun des sacrifices consentis n'a été vain. Tous ont su concourir à la tâche commune. Le présent nous est un sûr garant de l'avenir. Le commandant en chef est fier de commander aux troupes les plus belles que la France ait jamais connues."
mardi 17 janvier 2012
Histoire bataille et mise à jour de la rubrique "Batailles et enseignements" de votre blog.
Après avoir abordé les stratégies "anti-accès", menaces importantes pour le déploiement de corps expéditionnaires mais surtout pour les opérations dites amphibies, "L'écho du champ de bataille" vous propose dans la rubrique "Batailles et enseignements" de revenir sur les enseignements de l'opération Husky en Sicile en 1943. Celle-ci décrit un débarquement et la conquête d'une île, manoeuvres qui auraient pu être mis en échec par une stratégie défensive italo-allemande bien préparée ou mieux conduite. Cette synthèse permet ainsi de rappeler la complexité d'une projection de forces (aux effectifs raisonnables) par voies aériennes et navales, notamment face à un adversaire retranché et maîtrisant le terrain. Bonne lecture.
mercredi 2 novembre 2011
Guerre des Malouines : l’artillerie sol-air assure la liberté d’action au corps expéditionnaire britannique
Souvent considérée à tort comme une fonction opérationnelle secondaire dans des conflits de moyenne intensité, la défense sol-air a pourtant été un élément crucial de la victoire britannique, lors de la guerre des Malouines, en mai-juin 1982.
Ces combats ont démontré, une fois de plus, que la supériorité aérienne n’est pas synonyme de suprématie et que le chef interarmes, ou interarmées, doit également envisager sa liberté d’action sous le prisme de la troisième dimension afin de ne pas perdre l’initiative, au sol, dans toutes les phases de l’action, à l’avant comme à l’arrière.
En effet, face au corps expéditionnaire britannique, les Argentins alignent un important contingent aérien dont une partie non négligeable est équipée pour l’appui au sol. Il s’agit de 64 A4 Skyhawk, de 20 Dagger (version israélienne dérivée du Mirage III français), de 7 Super-Etendard dotés d’Exocet (AM39), de 45 IA-58 Puccara et de 25 hélicoptères. Dès le début des hostilités, l’aviation britannique, avec ses Sea-Harrier, est incapable d’obtenir clairement la maîtrise du ciel, à l’instar des combats aériens des 1er et 2 mai 1982. Aussi, dès le 4 mai, les attaques à basse altitude des aéronefs argentins menacent les zones de débarquement anglais avec la destruction du destroyer Sheffield par un aéronef.
Très vite le commandement britannique prend conscience de la vulnérabilité des bâtiments de la flotte ainsi que de ses têtes de pont et comprend que les avions argentins pourraient mettre en péril le débarquement des hommes et du matériel.
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