Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

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vendredi 6 février 2015

De l'autre côté du miroir : Iwo Jima, dans la tête des soldats japonais.

 
Régulièrement sur votre blog, nous vous proposons le témoignage d'un belligérants d'un fait d'armes ou d'un conflit en abordant un point de vue original. Pour cet article, ce sont les combattants japonais, présents lors de la plus violente bataille du Pacifique de la seconde guerre mondiale, qui vont nous livrer leur quotidien et leurs impressions au combat. Nous allons pour cela relire ensemble le livre de Kumiko Kakehashi qui relate les lettres d'Iwo Jima de ces soldats nippons. Mises en image en 2007 par le célèbre film du même nom, ces correspondances apportent un regard très intéressant, émouvant, réaliste et précis des évènements avec, en particulier, un focus sur le général japonais Kuribayashi. Ce dernier, mal connu, y compris dans son propre pays est un chef atypique au sein de son armée mais demeure un tacticien hors pair et un homme remarquable de valeur et d'humanité.

samedi 4 janvier 2014

Du nouveau dans votre rubrique "A lire" : la véritable histoire des "Têtes brulées".


Publié en 2009 pour la première fois en français, l'autobiographie de Greg "Pappy" Boyington, l'as américain de la seconde guerre mondiale écrite à la fin des années 1950,  est un ouvrage passionnant et d'une grande richesse humaine. Nous avons bien évidemment tous en tête la série diffusée en 1976 sous le titre "Les têtes brûlées" (version originale Baa Baa Black Sheep) qui a nourri l'imagination d'une génération de jeunes garçons rêvant de participer aux héroïques combats aériens de l'escadrille des Marines VMF 214 dans les îles étouffantes du Pacifique sud.
Mais ce livre que je vous propose à la lecture diffère des épisodes télévisés (même si l'auteur y a été consultant technique) puisqu'il décrit le parcours du major Boyington depuis sa participation au groupe de volontaires américains en Chine (les "Flying Tigers") jusqu'à sa longue et terrible détention comme prisonnier de guerre dans les camps japonais avant de conclure sur la difficile reconversion de cet officier de carrière.

dimanche 29 septembre 2013

Quand les Chinois et les Américains se battaient côte à côte...(2/2)

 
Nous poursuivons notre étude des opérations en Birmanie et en Asie du sud-est pendant la seconde guerre mondiale avec, en lumière, un focus sur les relations entre Américains et Chinois ainsi que sur le poids de la logistique dans la victoire militaire des Alliés face au Japon dans cette région.
 
Pendant que les forces du général Stilwell avancent sur Myitkynia, les troupes chinoises, aux ordres du maréchal Wei Li Haung, traversent le fleuve Salouen en venant de l’est pour chercher à faire jonction avec leurs alliés. Ils y parviennent à l’été 1944 aux abords de Tengchung. Néanmoins, les Japonais, dès l’automne 1943, prévoyant une offensive sur la Birmanie, avaient massées des unités afin de préparer une contre-attaque sur deux axes. Tout d’abord, ils tentent, sans succès de reprendre l’initiative à l’est pour couper la route « Lédo » puis ils font effort en direction de l’Inde avec un objectif opératif, celui de frapper les arrières et la logistique alliés. En effet, il s’agit de s’emparer de la base anglaise d’Imphale et ainsi d’interrompre le chemin de fer « Bengale-Assam » comme de réduire le pont aérien au-dessus de l’Himalaya, celui-là même qui apporte l’équipement nécessaire à Tchang Kai Cheik pour résister en territoire chinois.
 

mardi 24 septembre 2013

Quand les Chinois et les Américains se battaient côte à côte...(1/2)

 
En janvier 1943, à Casablanca, les chefs militaires alliés décident de rétablir les liaisons terrestres entre la Chine et l'Inde pour faire obstacle à l'hégémonie nipponne et ce, en dépit de la forte poussée japonaise en Birmanie et des priorités imposées par le théâtre méditerranéen.
En effet, en Asie, seule l'action de la Chine de Chang Kai Chek permet de tenir en respect les forces armées de Tokyo tout comme elle facilite la reconquête des îles du Pacifique par les Etats-Unis.
Les Alliés  et les Chinois vont alors associer leurs atouts militaires et techniques pour bousculer leurs adversaires et réaliser une brillante planification logistique comme opérative dans un milieu difficile et face à un ennemi opiniâtre.

mardi 27 août 2013

Singapour 1941-1942 : le Sedan britannique.


Le 15 février 1942, le général Percival, qui commande les troupes britanniques en Malaisie, donne sa reddition aux Japonais alors que l'on considérait Singapour comme une forteresse inexpugnable.  
De la même facon, si l'armée française de 1940 concentre souvent les critiques quant à son incapacité à arrêter la "guerre éclair" allemande dans les Ardennes, "les soldats de sa Majesté" démontrent, en décembre 1941, qu'ils souffrent des mêmes insuffisances matérielles, psychologiques et tactiques face à une force japonaise manoeuvrière et audacieuse.
Nous verrons donc, au travers de cette évocation historique, que les Britanniques en Malaisie, comme les Français de Sedan, font montre d'une mauvaise analyse du terrain, d'une sous-estimation de leur adversaire, d'un système défensif inefficace, d'un matériel défaillant et finalement d'un commandement dépassé.

jeudi 17 janvier 2013

Les enseignements de la guerre russo-japonaise 1904-1905 (2).


La guerre russo-japonaise, comme la guerre des Boers et les conflits balkaniques du début du XXème siècle, apparaît, avec le recul historique, comme un laboratoire de ce que sera le tournant de la première guerre mondiale et ce, tant en termes d'emploi des armes que d'évolution tactique. Pourtant, l'analyse faite à l'époque par les observateurs européens montre que le retour d'expérience peut être bénéfique comme il peut renforcer les préjugés ou l'immobilisme doctrinal.
  



dimanche 13 janvier 2013

Rubriques réactualisées et nouveau sujet : la guerre russo-japonaise de 1904-1905.

 
Comme je vous l'avais annoncé, je vais aborder la guerre russo-japonaise afin d'étudier sa prise en compte dans l'exploitation du retour d'expérience par les armées européennes de l'époque. Ceci permettra de comprendre comment le contexte des opérations peut engendrer de profondes modifications dans la tactique ou, tout simplement, renforcer la cécité doctrinale de certaines institutions militaires.
Mais avant, pour actualiser les rubriques de votre blog, dans "Paroles de chef" je vous propose une citation du major Löffler (officier allemand), auteur d'un ouvrage sur les enseignements du conflit en Mandchourie au début du siècle dernier suscité : "La guerre, d'ailleurs, doit toujours rester la source où il faut puiser les enseignements qui permettent de se rendre compte si les procédés du temps de paix correspondent bien aux exigences de la réalité". De la même façon, dans la rubrique "Mémoire et évènements" une exposition à Commercy dans la Meuse, revient sur la présence militaire dans cette cité de 1766 à nos jours afin d'illustrer les évolutions techniques comme tactiques des différentes unités qui se sont succédées qu'elles soient issues de l'artillerie, de l'infanterie ou de la cavalerie.
 
La guerre russo-japonaise de 1904-1905 : laboratoire de la première guerre mondiale ou conflit régional limité ?

Les guerres, même lointaines, sont souvent l’occasion pour leurs contemporains et au-delà de leurs acteurs, de réfléchir aux évolutions des outils militaires, aux innovations techniques, tactiques ou doctrinales.

vendredi 22 juin 2012

Histoire bataille : la conquête des Philippines par le Japon 1941-1942.


Dans le cadre de nos études sur les grandes batailles et la réflexion sur les enseignements tactiques, doctrinaux et opératifs de ces combats, je vous propose une petite synthèse de la conquête de l'archipel des Philippines par les Japonais en 1941 et début 1942. Cet épisode militaire met en exergue l'importance de la planification, le rôle du renseignement et celui des appuis tant dans la défensive que dans l'offensive ainsi que l'influence de la surprise sur les choix de commandement.

Contexte :
Dès l’été 1941, les pays européens présents en Asie du sud-est, comme le Royaume-Uni et les Pays-Bas, pressentent une action de force japonaise sur leurs possessions. Les Etats-Unis et leur allié philippin sont également inquiets, d’autant que c’est le général Mac Arthur, ancien chef d’état-major de l’armée américaine qui dirige depuis 1937 l’armée philippine encore mal équipée et peu entraînée. Après Pearl Harbour, les Philippines sont donc le second objectif stratégique des Nippons du fait de leur position géographique comme point d’appui pour attaquer les Indes orientales néerlandaises et leurs puits de pétrole tout en formant un rempart sur la route du Japon.

mercredi 7 décembre 2011

Histoire bataille et nouveauté dans la rubrique « Batailles et enseignements » : la bataille de Guadalcanal.

Cette semaine nous vous proposons de revenir sur cette opération amphibie de la guerre du Pacifique en 1942 et 1943, riche en enseignements, tant en termes de coopération interarmes que de manœuvres défensives sur un terrain difficile et ce, avec des belligérants pugnaces mais aussi aux référentiels moraux et stratégiques différents. Dans cette synthèse illustrée par des cartes, de nombreux aspects tactiques et opératifs sont étudiés, de la conception des opérations à la logistique, en passant par la coordination des moyens pour percer un dispositif ou les appuis feux navals et aériens. Bonne lecture.