Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

lundi 14 juillet 2014

L'écho du champ de bataille vous souhaite un excellent 14 juillet et se souvient...

 
Votre blog vous souhaite une bonne fête nationale en ce 14 juillet 2014 marqué, bien évidemment, par le début des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.
"L'écho du champ de bataille" a d'ailleurs déjà évoqué bon nombre d'évènements, d'épisodes et de thématiques en lien avec ce conflit sans oublier la mémoire des "Poilus" qui se sont sacrifiés pour le succès des armes de la France en France mais aussi sur des théâtres plus lointains (ci-dessous quelques liens vers nos articles les plus lus sur ce sujet). A partir du mois d'août, nous vous proposerons, chaque semaine, un article sur le thème "C'était il y a 100 ans..." avec l'évocation et des témoignages des combats de 1914 à 1918 au jour le jour.
 
En attendant, nous vous invitons à suivre le défilé, ainsi que les tableaux d'ouverture, qui mettront en avant les soldats d'hier et d'aujourd'hui ainsi que les matériels modernes déployés au quotidien en opérations.
Pour vos lectures estivales, quelques articles sur la première guerre mondiale publiés par votre blog depuis maintenant plus de 3 ans :
 
Verdun :
 
Le général Lanrezac :
 
Le chemin des Dames:
 
Les forces morales :
 
Les Dardanelles :


mercredi 9 juillet 2014

Le camp Saint-Sébastien : quand l'entraînement assure le succès des campagnes.

 
En 2012, alors que débutent des travaux pour une nouvelle station d'épuration dans l'ouest parisien, l'INRAP met au jour, à quelques lieux de Saint-Germain en Laye, les vestiges d'un camp du XVIIème siècle dont les fossés sont parfaitement conservés.
Il s'avère rapidement qu'il s'agit, non pas d'un ouvrage défensif, mais d'un site d'entraînement près d'Achêres nommé, dans les archives, camp Saint-Sébastien. Il démontre la volonté du roi, Louis XIV, de former, d'aguerrir et d'entraîner son armée avant les difficiles campagnes de son époque, particulièrement celles qui seront rythmées par de longs sièges.
Cet épisode, replacé dans une perspective historique et contemporaine, met en exergue la nécessité, pour des unités militaires, d'entretenir leurs savoir-faire pour la guerre mais aussi de se préparer à "une guerre" spécifique à un moment, un terrain, un milieu voire à une tactique  bien déterminée.

vendredi 4 juillet 2014

Guerre du Vietnam : les Coréens participent au combat.

 
Nous avions déjà évoqué l'engagement de troupes australiennes ainsi que leur doctrine pour faire face à la guerre irrégulière, mais d'autres alliés des américains participent à ce conflit, en particulier les Coréens. Ces derniers souhaitent s'engager auprès des Etats-Unis afin de montrer leur attachement à Washington qui n'a pas hésité à déployer de lourdes forces entre 1950 et 1953 pour arrêter les divisions de Pyongyang puis les "volontaires chinois" lancés sur la péninsule sud-coréenne. 
Ces Coréens vont rapidement se faire une réputation de combattants redoutables sur le théâtre des opérations allant jusqu'à être craint par les unités nord-vietnamiennes.

samedi 28 juin 2014

Première guerre mondiale : le parc Mémorial canadien de Vimy.

 
Alors que vont débuter les commémorations du centenaire du premier conflit mondial, votre blog vous propose dans la rubrique "Mémoire et évènements" un lien vers le site officiel du parc mémorial de Vimy. Situé à une heure de Paris près de la ville d'Arras, il rend hommage au sacrifice des 66 000 soldats canadiens tués ou disparus pour défendre les collines de l'Artois, points culminants stratégiques de cette région et ce, notamment au cours de la bataille livrée en avril 1917. Des tranchées ont été reconstituées pour donner au visiteur un aperçu des conditions de combat et de vie de ses hommes venus de si loin pour soutenir la France. Le tunnel souterrain que l'on peut visiter, héritage du Moyen Age, a permis aux troupes de rejoindre les premières lignes à l'abri des regards ainsi que le ravitaillement en munitions et en vivres. Ce site suscite l'émotion, notamment quand on appréhende que chaque arbre planté représente un combattant disparu, mais il permet également de se pencher sur les opérations peu connues de cette partie du front entre 1914 et 1918. Pour ceux qui pourraient s'y arrêter en cette période estivale qui débute, bonne visite.

Source photos :
-Site officiel du Cambrésis
-Site "photographies d'ici et d'ailleurs.

lundi 23 juin 2014

Quand une armée n’est pas adaptée à la guerre du moment : l’analyse du général Bethouart.



Dans son ouvrage « Des hécatombes glorieuses au désastre, 1914-1940 » le général Bethouart décrit avec justesse l’outil de combat français auquel il appartient, ses forces et ses faiblesses, en particulier au cours du premier conflit mondial et de la période d’entre-deux guerres qui se conclue par la débâcle de 1940.

Sa perception de combattant comme d’officier d’état-major met en exergue  la faculté d’une armée à nier les évolutions du champ de bataille ou à s’arcbouter sur des schémas tactiques inadaptés aux réalités du combat voire aux principes de la guerre comme l’économie des moyens. Sa réflexion et son regard vieux de 70 ans paraissent pourtant pertinents pour les armées contemporaines confronté à des contraintes conjoncturelles mais engagées dans des guerres aux contours de plus en plus changeants dans des milieux contraignants.

 

mercredi 18 juin 2014

Commémoration de "l'appel du 18 juin".

 
Alors que nous avons célébré, il y a quelques jours, le 70ème anniversaire du débarquement, la commémoration de "l'appel du 18 juin 1940" nous rappelle que la Libération de la France est aussi passée par le refus d'une poignée d'hommes qui, derrière le général De Gaulle, ont refusé la défaite, la collaboration ou tout simplement l'occupation. Pour reconquérir la liberté des Français, les forces françaises libres mais aussi les Résistants de l'intérieur ont pris pour "credo" les paroles de ce premier communiqué radio, émis depuis Londres, que bien peu ont entendu, mais qui deviendra le symbole de ceux qui poursuivent le combat.
Voici donc ces phrases qui sonnent encore comme un formidable élan de volonté face au renoncement du gouvernement de Vichy.
 

mercredi 11 juin 2014

Eurosatory 2014.

 
Du 16 au 20 juin 2014 aura lieu, à Paris nord Villepinte, le salon Eurosatory consacré à l'armement dont la dernière édition remonte à 2012. A l'heure où les zones de conflits se développent, que la guerre continue sa mutation sur divers théâtres d'opération avec des belligérants de plus en plus réactifs et polymorphes, les industriels internationaux viendront présenter leurs innovations ainsi que leurs équipements ou les munitions de dernière génération. Cet évènement demeure également l'occasion de confronter la perception des militaires à celle des entreprises spécialisées afin de permettre une meilleure adéquation de l'offre et du besoin.

vendredi 6 juin 2014

Ces Français du 6 juin 1944...

 
En ce 70ème anniversaire du débarquement en Normandie, on parle souvent des puissantes forces alliées débarquant sur la terre de France pour la libérer mais on évoque bien moins les Français libres dont la participation n'est pas anecdotique sur terre, sur mer et dans les airs. Si le commando Kieffer fait figure de symbole avec la saisie des points clés de Ouistreham, d'autres combattants ont contribué dans l'ombre, ou par leur action sur les plages, au succès de ce "jour le plus long".

lundi 2 juin 2014

Un roman passionnant sur la guerre du Vietnam : Retour à Matterhorn.




Dans ce roman paru en 2012 à redécouvrir, Karl Marlantes, vétéran de la guerre du Vietnam où il a servi comme lieutenant en 1969, nous offre une vision sans concession mais d'un grand réalisme sur ce conflit qualifié aujourd'hui d'asymétrique. En effet, au delà du romanesque haletant qui rythme son livre au travers de missions et de personnages fictifs, l'auteur décrit avec précision les actions de combat, la vie d'une unité isolée ainsi que le quotidien des soldats américains. Cette lecture permet donc de revenir sur des enseignements tactiques mais aussi politico-militaires de ce type d'opérations de contre-rébellion dans des milieux contraignants.

mercredi 28 mai 2014

Histoire de l'artillerie (4/4).




A partir de 1873, la culasse du général Treuille de Beaulieu, la généralisation de l’obus type de Reffye ainsi que d’autres innovations ouvrent la voie d’une nouvelle aire pour l’artillerie française en particulier. Deux nouveaux types de canons apparaissent, les systèmes de Bange et Lahitolle qui poussent la portée à 5000m. Malheureusement, ils ont un défaut majeur, le recul n’est pas maîtrisé du fait des poudres utilisés obligeant le repointage après chaque coup ou des systèmes de freins de circonstances (plans inclinés, cordages,…) peu efficaces.
La grande nouveauté émerge avec la mise au point du canon de 75mm de 1897 avec en particulier son système de frein récupérateur facilitant la visée entre chaque coup et surtout une cadence de 20 coups à la minute. Les obus sont davantage performants avec des fusées fusantes ou des charges particulières (fumigène, éclairants). Cette pièce devient le symbole des combats de la première guerre mondiale avec de hauts faits d’armes, en particulier lors des combats de la Marne et de Verdun. Le premier conflit mondial sera d’ailleurs un formidable accélérateur pour l’artillerie qui devient une arme majeure avec des canons de tous calibres et une guerre de position qui impose un emploi massif des feux. Les mortiers sont d’ailleurs réhabilités à cette occasion sous le nom de « crapouillots » afin d’harceler l’ennemi dans ses tranchées. L’artillerie spéciale apparaît également sous la forme de chars d’assaut tout comme les canons tractés par engins automobiles ou chenillés.
Tout au long du XXème  siècle, l’artillerie va poursuivre son développement et sa modernisation même s’il n’y aura plus de révolutions majeures si ce n’est dans le combat sol-air ou le canon de DCA sera supplanté par les missiles tels que le Roland, le Hawk ou plus récemment le Mistral.
L’artillerie sera de toutes les batailles et accompagnera pour leur appui les troupes de mêlée dans les guerres coloniales (les 105 de Dien Bien Phû) ou pendant la deuxième guerre mondiale (les canons de Leclerc devant Koufra, les feux du corps expéditionnaire de De Lattre en Italie). Aujourd’hui encore, les canons et les mortiers, mais aussi les observateurs de l’avant sont de toutes les missions de Bosnie au Mali en passant par l’Afghanistan ou le Liban. Grâce à son nouveau canon, le Caesar, les artilleurs tirent aujourd’hui jusqu’à 38 km avec une précision extraordinaire et peuvent frapper leurs cibles avec des effets spéciaux comme des blindés frappés par des obus anti-char Bonus.
Les appuis feux demeurent un atout important pour la préservation de la liberté d’action du chef interarmes hier comme aujourd’hui et probablement demain.