Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

mardi 29 mars 2016

L'écho du champ de bataille rejoint la communauté THEATRUM BELLI.

 
Un petit intermède pour vous annoncer que votre blog a rejoint la communauté THEATRUM BELLI dont vous trouverez le lien vers le site internet ci-contre. D'une grande richesse, THEATRUM BELLI (TB) se propose de renforcer le lien citoyen de défense au travers de réflexions et d'articles touchant à l'histoire militaire, à la sécurité,  au renseignement, à l'évolution de l'armement mais aussi au contexte géopolitique du moment. Il recense également de nombreux ouvrages dans une large bibliothèque numérique (dont mon ouvrage) et participe aux nombreuses initiatives mémorielles (Centenaire de la Grande Guerre) si importantes à l'aune de ces dernières années.
Depuis maintenant 10 ans, son fondateur, Stéphane Gaudin accompagne le monde de la défense, en particulier en soutenant les soldats en opérations par de nombreux courriers comme les blessés militaires, à l'image des défis qu'il relève aux côtés du sergent Vincent Dorival. Comme d'autres blogs (Guerres et conflits) et d'autres contributeurs (Olivier Entraygues, les stagiaires de l'Ecole de guerre ou Caroline Galacteros par exemple), "L'écho du champ de bataille" est heureux de faire partie de la communauté TB. Bonne lecture...

lundi 28 mars 2016

Revenir sur la bataille de Verdun : l'ouvrage d'A. Prost et G. Krumeich.

 
 
Cette semaine, pour revenir sur la bataille de Verdun en 1916, je vous propose cet ouvrage de synthèse écrit par deux historiens, l'un français et l'autre allemand. Cette étude apporte une vision politico-militaire globale de cette campagne et ce, même si les dernières pages lassent un peu le lecteur par une réflexion trop marquée sur les conséquences mémorielles de cette confrontation si symbolique, d'abord en France jusqu'à aujourd'hui puis en Allemagne dans les années 1930 afin de soutenir  l'idéologie nazie.
En effet, Verdun "n'est pas une bataille comme les autres, c'est la grande bataille de la Grande Guerre". Ces mois passés sous un  déluge de feu et d'acier deviennent "une métaphore de toute la guerre qui ne peut se terminer qu'après la reprise du terrain perdu en 1914 mais aussi en 1871. Verdun, symbole d'un patriotisme terrien et défensiste, pour lequel gagner est regagner ce que l'on a perdu".

lundi 21 mars 2016

Paratroupes : tactique des troupes aéroportées par le lieutenant-colonel MIKSCHE. (2/2)


Nous poursuivons l'étude des écrits de l'officier tchèque (et français de coeur), le lieutenant-colonel MIKSCHE qui revient, en 1946, sur l'histoire et l'emploi des troupes aéroportées.
A partir du 4ème chapitre, l'auteur recentre son propos sur l'aspect doctrinal et la dimension tactique des "Paratroupes", unités regroupant les parachutistes, les unités commandos ou les forces conventionnelles projetées voire débarquées à terre avec des aéronefs.
S'il n'ignore pas que "les situations militaires s'accompagnent d'une telle variété de conditions qu'il est impossible d'en trouver deux de semblables. De ce fait, les plans d'opérations et les décisions du champ de bataille ne peuvent se calquer sur des schéma." il souhaite néanmoins donner des cadres type d'emploi des troupes aéroportées.

mercredi 16 mars 2016

Paratroupes : tactique des troupes aéroportées par le lieutenant-colonel MIKSCHE. (1/2)

 
En 1946, un officier tchèque, le lieutenant-colonel MIKSCHE, qui a rejoint la France Libre pendant le second conflit mondial, participe au renouveau de la pensée militaire française. S'appuyant sur l'histoire militaire, il rédigera de nombreux ouvrages et articles pour alimenter la réflexion opérationnelle et donner aux jeunes officiers les bases  ou paradigmes propre à la réflexion sur les conflits à venir. C'est dans ce cadre que paraît "Paratroupes", une étude passionnante sur l'histoire, l'organisation et l'emploi tactique des forces aéroportées (au sens large). Au travers de ces écrits, on devine les engagements à venir (Indochine, Suez) mais aussi les déploiements depuis les airs plus contemporains. En revanche, certaines idées méritent d'être aujourd'hui revisitées pour redonner à "l'enveloppement vertical" une nouvelle dynamique.

dimanche 6 mars 2016

La première guerre mondiale au jour le jour : janvier - février 1916. (2/2)

 
Le lieutenant-colonel Rousset décrit le déroulement du conflit mondial sur la période de janvier-février 1916, moment crucial de la guerre et ce, notamment au regard du nombre de fronts ouverts et des opérations lancées, ou en préparation.
Le 1er février, le camp retranché de Salonique est vu, au même titre que les Dardanelles en 1915, comme l'opportunité de renverser la situation même si, début 1916, cela demeure une illusion stratégique (malgré les efforts du général Sarrail pour créer les conditions de la victoire sur ce théâtre d'opérations). A tel point que notre témoin parle de "l'impuissance ennemie", y compris en Artois et en Picardie, ce qui paraît quelque peu en décalage avec les réalités du terrain.

mercredi 2 mars 2016

La première guerre mondiale au jour le jour : janvier et février 1916 (1/2).

 
Nous renouons avec le récit du lieutenant-colonel Rousset, contemporain du premier conflit mondial et ancien professeur de tactique à l'Ecole supérieure de guerre. Son récit, mis en perspective de notre analyse contemporaine des évènements offre, à la fois un formidable regard averti sur la Grande Guerre, mais aussi de véritables axes de réflexion sur la tactique et les enseignements opérationnels. Il aborde cette fois les importants combats, sur tous les fronts de janvier et février 1916 qui auront des conséquences décisives.
Les 1er et 2 janvier 1916, au Cameroun, les Anglais venus du nord-ouest et les Français arrivant du Tchad et du Congo poussent les Allemands à se replier au-delà de Gaundé. Des pièces à longue portée allemande frappent des villes importantes comme à Nancy avec un objectif stratégique et des effets proches de la guerre psychologique. Sur mer, le bilan 1915 montre que, notamment, les sous-marins de la marine allemande demeurent une menace sérieuse après avoir coulé 231 navires britanniques et 212 autres étrangers.

dimanche 28 février 2016

Quand "L'écho du champ de bataille" rayonne et garde votre confiance !

 
Chers lecteurs, quelques lignes pour vous faire un point d'étape sur votre blog mais aussi afin de vous donner des nouvelles quant à son rayonnement ou à la publication de mes écrits sur d'autres supports. Merci de votre fidélité et de votre confiance qui donnent envie de poursuivre cette belle aventure comme de partager la passion de l'histoire militaire, de la stratégie et de la tactique.
En cette fin février 2016, votre blog a atteint les 402 000 connexions après un peu plus de 4 années d'existence avec, en moyenne, de 250 à 700 visites quotidiennes. En outre, cet intérêt se prolonge largement au travers de mon fil et compte Twitter https://twitter.com/echochampbatail et ses 724 abonnés permettant ainsi de prolonger la réflexion avec des liens vers d'autres auteurs ou articles.
Des articles que je vous ai proposés sur "L'écho du champ de bataille" sont également publiés sur d'autres médias comme "Et si Napoléon avait combattu Daech ?" qui est paru sur le dernier numéro (n°42 décembre 2015) des "Cahiers du CESAT" (Centre d'études stratégiques de l'armée de Terre) page 54 https://drive.google.com/file/d/0B1k5Gba_7L7PbHlHUzJMVko4WEk/view 
et bientôt sur le numéro 206 (mars 2016) du "Carnet de la Sabretache" http://lasabretache.fr/.

lundi 22 février 2016

Il y a 100 ans, la bataille de Vedrun (2/2).


 
Pour poursuivre avec les commémorations de la bataille de Verdun initiées hier, il semble important de revenir sur un certain nombre d'enseignements opérationnels tout en saluant la valeur des soldats français engagés. Ces derniers, même s'ils ont vécu un enfer pendant près de 10 mois, sous un orage d'acier pour paraphraser Ernst Jünger, avaient bien compris la valeur et l'importance de leur dévouement et de leur sacrifice en cette hiver 1916. En effet, comme on peut le lire dans l'ouvrage "Verdun" d'Antoine Prost et Gerd Krumech, quand les Poilus du 95ème RI montent en ligne le 22 février, ils sont exténués après une marche de 50 km en 36 heures le ventre vide. Les traits sont tirés, les corps douloureux mais, alors qu'ils croisent ceux qui arrivent des tranchées du front et que ces derniers leur font part de l'enjeu du combat qui s'annonce, les fantassins du 95 retrouvent de la vigueur, oublient la fatigue pour se lancer dans la fournaise sans état d'âme. Sans omettre la sauvagerie de ces combats, leur aspect inhumain à bien des égards, ne faisons donc pas un procès a posteriori en analysant uniquement cette confrontation que sous le prisme de nos perceptions contemporaines, celles-là même qui rejettent souvent la mort, le sens de l'intérêt général, le patriotisme ou encore le courage désintéressé.
En outre, cette bataille souligne également le rôle clé de la préparation, de l'anticipation tactique et du renseignement, aptitudes qui doivent donner au chef le temps d'avance comme sa capacité à reprendre l'initiative et l'ascendant dès que l'ennemi culmine et ce, pour utiliser un terme cher au général Yakovleff ("dans son livre Tactique théorique").

dimanche 21 février 2016

Il y a 100 ans, la bataille de Vedrun (1/2).

 
Le 21 février 1916, la 5ème armée allemande se lance à l'assaut des lignes françaises autour de Verdun après une exceptionnelle préparation d'artillerie de près de 1200 canons dont plus de 500 pièces lourdes. Sans revenir sur le choix tactique des Allemands et le contexte des opérations après plus d'un an et demi de combat, cette bataille concentre à elle seule, en quelques mois, les éléments principaux constituant la physionomie de la première guerre mondiale. En outre, elle demeure forte de symbole et, pour ne plus céder à "la victimisation" du soldat, cette commémoration du centenaire doit être l'occasion de revenir sur certains enseignements opérationnels mais surtout sur la bravoure, la force et l'esprit de résistance du soldat français face à l'ennemi allemand, ce dernier étant persuadé qu'il pourra vaincre grâce à la puissance de ses armes comme à la supériorité numérique.
 
Rendons donc hommage à nos Poilus, à ses 30 000 soldats assaillis, sur  quelques dizaines  de kilomètres de front, après un orage de feu jamais vu, par 60 000 combattants allemands . Comment ne pas évoquer ses hommes qui, autour de chefs comme le colonel Driant au Bois des Caures, comme le commandant Raynal au fort de Vaux ou comme le lieutenant Dupuy au fort de Souville, vont résister malgré le froid, la boue, l'épuisement, le terrain ravagé, le fracas des assauts et l'air vicié par les gaz. Ce sont des héros, des symboles de ce que la France a de meilleur quand elle est unie par un patriotisme profond, une volonté de défendre ses valeurs, sa terre, ses enfants mais aussi sa culture, son héritage et son patrimoine. Aussi, en mémoire à ses soldats français, mettons donc aujourd'hui en exergue cette force morale et cette "résilience" nationale, cet esprit guerrier qui, loin d'être une violence aveugle, donne la force de lutter contre une menace. Ce devoir de mémoire est essentiel en ces jours difficiles et ce, avant de commémorer une identité européenne ou une réconciliation franco-allemande.
 
A suivre...

dimanche 14 février 2016

22 février 2016, réouverture du Mémorial de Verdun au public.

 
Fermé depuis 2013 après de longues décennies d'existence, le Mémorial de Verdun ouvrira de nouveau ses portes, le 22 février prochain, au lendemain du centenaire de la bataille. Déjà de grande qualité avant sa rénovation, ce site de mémoire a revu entièrement sa scénographie et son parcours de visite et ce, afin de donner aux visiteurs une compréhension de la bataille mais aussi pour rendre hommage aux combattants. Mais au-delà de ce travail pédagogique, les responsables du Mémorial ont voulu garder le sens porté par ses créateurs qui, comme Maurice Genevoix (vétéran de la Grande Guerre et écrivain célèbre) ont considéré que : "  ce Mémorial a été édifié par les survivants de Verdun, en souvenir de leurs camarades tombés dans la bataille pour que ceux qui viennent se recueillir et méditer aux lieux mêmes de leur sacrifice, comprennent l’idéal et la foi qui les ont inspirés et soutenus ". Ainsi, Le parcours du nouveau Mémorial place le visiteur au cœur du champ de bataille. Le rez-de-chaussée est dédié à l’expérience des combattants en première ligne. Au premier étage, vous pourrez découvrir  l’environnement de la bataille et les contextes des pays en guerre. Le champ de bataille se découvre ensuite depuis les terrasses du dernier étage où il est possible d'y décrypter les traces de la bataille dans le paysage environnant. Le visiteur sera, tout au long de cette expérience, le témoin de la violence du feu de l'artillerie, de l'effort logistique consenti sur la "Voie sacrée" et du quotidien des soldats dans cet enfer de feu et d'acier. Un lieu à voir ou à revoir donc, pour rendre hommage à ces hommes si courageux et pour tirer les enseignements opérationnels de cette confrontation si violente.
Bonne visite à ceux qui pourront le découvrir.
En savoir plus : http://memorial-verdun.fr/