Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

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samedi 12 septembre 2015

De la philosophie essentielle du commandement militaire...

 
Le colonel de gendarmerie Philippe Cholous a publié un essai aux éditions Lavauzelle, "De la philosophie essentielle du commandement militaire", avec l'ambition de montrer la spécificité du commandement et ce, en particulier, face aux nouveaux dogmes du management qui cherchent à s'imposer comme symboles de modernité. Son propos s'appuie sur son expérience de soldat mais également sur de nombreuses références philosophiques. On est parfois désarçonné par son style et l'enchaînement des idées mais, force est de constater, que son pari est réussi tant l'exception du chef militaire et du métier de soldat finit par émerger.
Dès les premières pages, l'auteur définit le chef en empruntant la phrase du célèbre stratégiste disparu Hervé Coutau-Bégarie "à savoir celui qui doit être capable de raisonner et de décider, au lieu de se contenter d'exécuter."

lundi 2 septembre 2013

Quelques réflexions sur la guerre des Gaules...(1/2)

Au détour de ma visite du musée consacré à Alésia, en Bourgogne (voir votre rubrique "Mémoire et évènements"), site qui est remarquablement bien pensé et conçu, j'ai voulu revenir sur ce conflit entre tribus gauloises et légions romaines. Cette guerre aura été tantôt asymétrique (embuscades, methode de la terre brûlée, prises d'otages,...) tantôt disymétrique voire symétrique (batailles de Gergovie, d'Avaricum, siège d'Uxellodunum...). Dans les lignes qui suivent, je m'attarderai ainsi uniquement sur le général de Rome qu'était César et sur ses légionnaires afin de savoir si ces derniers disposaient vraiment d'une supériorité tactique ou technique sur les armées gauloises et si cette confrontation ne pouvait qu'aboutir à une victoire militaire de Rome.

dimanche 12 février 2012

La prise de risque dans la guerre, aujourd’hui : illusion ou réalité ?


Dans ses carnets de campagne, Rommel témoignait déjà en 1940 que "l’expérience prouve que les décisions les plus audacieuses assurent les plus belles promesses de victoire. Mais il y a lieu de bien distinguer l’audace stratégique ou tactique du coup de dés". Il soulignait ainsi une vertu majeure de l’art de la guerre, à savoir la prise de risque, mesurée certes, mais toujours source de liberté d’action pour le chef qui sait l’utiliser.
Pourtant, les sociétés contemporaines semblent se complaire dans le confort rassurant du principe de précaution et les effets, à court terme, du tempo médiatique. De la même façon, le politique cherche à gérer (voire à maîtriser) les risques, interprétés non pas comme des opportunités à saisir mais comme le résultat du hasard, comme des contraintes, des sources d’incertitude dans un monde où la diffusion de l’information et le temps de la décision s’accélèrent.
Dès lors, il apparaît que le soldat en opération, aujourd’hui plus qu’hier, bras armé d’un Etat parfois contraint à des décisions stratégiques timorées, se prive ainsi d’un outil tactique ou opératif propre à affaiblir au combat son ennemi.
Fort de ce constat, nous examinerons tout d’abord comment le risque a été appréhendé dans l’histoire militaire avant d’étudier son application dans le contexte actuel des engagements puis de réfléchir à la meilleure manière de réconcilier ce procédé avec les contraintes politico-militaires contemporaines.

dimanche 5 février 2012

Pour continuer le débat sur le sens de la guerre...


Afin de poursuivre la réfléxion sur le sens du mot "guerre" et les nombreuses problématiques initiées par le colloque que je vous commentai déjà, avec quelques références historiques, ces jours derniers (http://lechoduchampdebataille.blogspot.com/2012/01/la-guerre-pourquoi-en-parler-encore.html), "L'écho du champ de bataille" vous  livre ce soir une citation de Sun Tzu sur les qualités du chef et son positionnement vis à vis du politique et de la société à laquelle il appartient. Je vois cela comme un ressort pour s'interroger sur la place des armées dans l'action de l'Etat aujourd'hui, leurs responsabilités ainsi que sur les implications du cadre juridique dans la pratique de la guerre.
Je vous propose également un ouvrage, déjà ancien, "L'histoire de l'armée française" de Pierre Montagnon (aux éditions Pygmalion) qui, en 1997 déjà, s'interrogait sur les évolutions de l'armée française au travers d'une riche perspective historique, jalonnée d'enseignements et du regard offert par le recul du temps. En effet, volontaire royal, grognard de l'Empire, conscrit ou militaire de métier, le soldat français a toujours été le reflet de son époque, a souvent joué un rôle dans la construction de la Nation tout en percevant la conflictualité ou le sens du combat avec un oeil différent.
La semaine qui s'annonce verra donc la publication d'articles sur ce blog, posts traitant des enjeux cités plus haut avec, notamment, la contribution d'une juriste sur la judiciarisation des armées mais aussi un développement de votre serviteur sur la place du risque dans la conduite des opérations. Bonne lecture...

Source image : Alphacom+unblog.fr