Nous poursuivons notre étude des modes d'action de la guerre clandestine que mène la Résistance française face à l'occupant allemand mais aussi contre le gouvernement de Vichy.
2-La nécessité d'unir les mouvements.
Face au développement des réseaux de résistants, à celui des maquis et devant une certaine anarchie dans la collecte du renseignement ou dans les opérations armées, les Alliés et les responsables des FFL (Forces françaises libres) soulignent rapidement la nécessité de coordonner cet ensemble disparate.
Jean Moulin, qui a tenu tête aux troupes allemandes alors qu'il était préfet de l'Eure-et-Loir en 1940, rentre en contact avec les chefs principaux des grands mouvements comme Henri Frenay ou François de Menthon. Il rejoint ensuite Londres le 25 octobre 1941 et offre ses services au général De Gaulle qui le nomme délégué du comité national français en zone libre (ZL). Parachuté en Provence le 2 janvier 1942, sa mission consiste à fédérer les principaux mouvements majoritaires de cette ZL et à mettre sur pied une armée clandestine.
