Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

Affichage des articles dont le libellé est Sturmtruppen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sturmtruppen. Afficher tous les articles

dimanche 6 mars 2016

La première guerre mondiale au jour le jour : janvier - février 1916. (2/2)

 
Le lieutenant-colonel Rousset décrit le déroulement du conflit mondial sur la période de janvier-février 1916, moment crucial de la guerre et ce, notamment au regard du nombre de fronts ouverts et des opérations lancées, ou en préparation.
Le 1er février, le camp retranché de Salonique est vu, au même titre que les Dardanelles en 1915, comme l'opportunité de renverser la situation même si, début 1916, cela demeure une illusion stratégique (malgré les efforts du général Sarrail pour créer les conditions de la victoire sur ce théâtre d'opérations). A tel point que notre témoin parle de "l'impuissance ennemie", y compris en Artois et en Picardie, ce qui paraît quelque peu en décalage avec les réalités du terrain.

jeudi 14 mai 2015

La première guerre mondiale au jour le jour : avril -mai 1915.


 
Suivons une fois de plus le récit quotidien du lieutenant-colonel ROUSSET, ce contemporain du premier conflit mondial, spectateur averti (ancien professeur de tactique à l'Ecole supérieure de guerre) des combats que se livrent les Nations en guerre en ce début de XXème siècle.
A compter du 17 avril, dans les Carpathes ce sont quatre millions d'hommes qui sont aux prises sur un front de 300 km, les Allemands tentant de soutenir un allié autrichien en grande difficulté. Les combats s'annoncent rudes dans un terrain transformé par le printemps en un mas de boue où il est très difficile de circuler (et de ravitailler les unités). Les Russes, sur le plan stratégique, peuvent néanmoins compter exceptionnellement sur le port d'Argangelsk libéré très tôt des glaces  cette année, les ports de la Baltique et de la Mer Noire n'ayant plus de débouché. Le 18 avril, le célèbre pilote Roland Garros est fait prisonnier après avoir dû poser son appareil derrière les lignes allemandes suite à une panne moteur. En Belgique, les forces allemandes reprennent l'offensive et utilisent une fois de plus, dans la région de Ypres, des gaz de combat. Ces derniers créent encore le désordre chez les Français (ce qui montre une incapacité à prendre en compte cette menace et à trouver des parades efficaces) qui abandonnent leurs positions. Notre témoin décrit ensuite longuement la lutte dans les "sapes de la Fontenelle" décrivant cette guerre souterraine où les travaux des sapeurs tentent de faire obstacle à l'ennemi et où l'horreur des explosions créent la terreur chez les combattants.

jeudi 24 novembre 2011

Imagination dans la guerre : la tactique de l’infiltration allemande des Sturmtruppen (1917-1918).


Afin de rebondir sur la citation du général Clément-Grandcourt concernant l’imagination du chef au combat et sur vos commentaires, il me semble opportun de faire référence aux tactiques mises en place par les troupes allemandes à partir de 1917 afin de débloquer la situation sur des fronts figés par la guerre de positions.
Ces tactiques dites d’infiltration prennent tout leur sens et s’inscrivent comme une leçon majeure du théâtre d’opération italien pendant le premier conflit mondial. En effet, le général  Ludendorff élabore un plan pour conduire une offensive austro-allemande de 6 divisions entre les rivières Tagliamento et Isonzo près du village de Caporetto, point faible du réseau défensif italien. Il veut utiliser la tactique de l’infiltration conduite par le général russe Brussilov à l’été 1916 mises en œuvre pour faire face, à l’époque, à une pénurie d’artillerie.
Ce mode d’action, élaboré pour palier un problème conjoncturel, va être transformé en méthode formelle par les militaires allemands.
Ces derniers, après avoir étudié différentes batailles (Somme, Verdun,…) vont en conclure que les puissants barrages d’artillerie précédents les assauts  avaient des effets pervers sur les offensives car ils rendaient le terrain impropre à une progression rapide et permettaient aux adversaires d’amener leurs réserves sur la zone d’effort et ce, avant que toute percée n’est pu être exploitée. Fort de ce constat, il apparut nécessaire de développer les troupes d’assaut (ou Stosstruppen) déjà existantes mais cantonnées à des missions de contre attaque.