Alors que l’on évoque, dans les médias et le débat politique du moment, le retrait plus ou moins rapide des forces de l’OTAN en Afghanistan, j’ai voulu savoir si les exemples historiques de désengagements militaires mettaient en lumière des constantes opérationnelles ou stratégiques dans la préparation ou encore, la conduite de la dernière phase d’une intervention.
J’ai restreint ma réflexion à des théâtres d’opérations où les forces conventionnelles ont dû faire face à des oppositions "asymétriques" ou "irrégulières" et ce, dans des conflits dont l’issue est demeuré source à polémique. J’ai donc cherché à identifier les traits caractéristiques du retrait américain au Vietnam, de celui de la France en Indochine, des Soviétiques d’Afghanistan et des Britanniques de Palestine.
En fait, nous verrons que si les stratégies de retrait de chacun de ces protagonistes étaient parfois différentes, le contexte a largement altéré leurs mises en œuvre mais il s’agira également de démontrer que leurs résultats, à court et moyen terme, sont, bien souvent, assez proches les uns par rapport aux autres.
Pour cela, nous chercherons d’abord à identifier ce qui se cache derrière le terme de "retrait" ou de "désengagement d’un théâtre" avant de déterminer les similitudes entre les exemples cités puis les conséquences potentielles post-intervention pour les protagonistes.
