Nous achevons notre série d'articles consacrés à l'analyse militaire de la seconde guerre mondiale par le général Marshall, alors chef d'état-major des armées américaines.
Le prix de la victoire.
Le général Marshall constate que, malgré l'effort de guerre allié et une supériorité incontestée sur les forces de l'Axe en termes de puissance de feu, les Etats-Unis auront perdu près de 772 626 hommes dont 160 045 tués en Europe mais aussi 170 596 soldats dont 41 322 morts dans le Pacifique.
Cela représente davantage de pertes qu'au moment de la guerre civile américaine (1861-65) réputée pourtant meurtrière avec 184 594 combattants mortellement touchés.
Après un premier semestre 1944 où les Américains perdirent jusqu'à 13 700 hommes par mois en Italie, dans la foulée du débarquement de Normandie, le taux atteignit entre 48 000 et 81 000 soldats mis hors de combat mensuellement. Les unités les plus exposées furent les divisions combattantes (81% du total des pertes) et les équipages d'avions (campagnes de bombardement).

