Cette semaine, j'incrémente la rubrique "Batailles et enseignements" de votre blog par une synthèse de l'expédition en Egypte de Bonaparte, à la fois campagne conventionnelle et "petite guerre", aurait dit le stratégiste britannique Charles Calwell.
En effet, la campagne d’Egypte, souvent méconnue, apporte pourtant un éclairage intéressant sur des problématiques actuelles touchant nos armées et, en particulier, les opérations des corps expéditionnaires, appelées aujourd’hui opérations extérieures. Ainsi, l’épopée des troupes françaises sur les bords du Nil met en exergue la difficulté, pour une armée, de passer, à des moments différents de l'action, mais sur des terrains identiques, de la contre-insurrection à un type de guerre plus conventionnel et ce, vice versa. Elle souligne également toute la complexité de l’engagement d’une troupe étrangère auprès d’une population dont la culture demeure différente et qui refuse de donner l’opportunité à l’étranger de « gagner ses cœurs et ses esprits ». Enfin, les contraintes logistiques, le combat en zone fluviale, tout comme la manoeuvre amphibie restent, pour les armées d'hier et d'aujourd'hui, des instants délicats de la mise en oeuvre opérationnelle.
