Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

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dimanche 27 septembre 2015

Retour sur la bataille de la Somme : juillet - novembre 1916.

 
Rien ne prédisposait la Somme, plus particulièrement une zone s'tendant de Bapaume à Chaulnes en passant par Albert, Bray sur Somme, Péronne et Rosière en Santerre, à devenir une bataille symbolique de la première guerre mondiale. Et pourtant, si en 1914, ce secteur ne devait être dans les plans de chaque belligérants qu'un simple axe de passage, il fera l'objet en 1916, puis en 1918 (offensives Ludendorff), de combats terriblement meurtriers mais aussi d'une réelle coopération opérative entre Britanniques et Français qui se battaient jusque là côte à côte sans réelle coordination.
Elle est également le symbole de la dimension mondiale de ce conflit puisque des soldats français, allemands, britanniques, canadiens, australiens, néo-zélandais, sud-africains, indiens ou africains s'y battront sans compter les travailleurs chinois, indochinois ou malgaches.

mercredi 11 avril 2012

Les principes de la guerre français, oui mais…lesquels ?


De l’étude des batailles et campagnes militaires du passé, il ressort que les échecs ou les succès, sur le terrain, sont intimement liés au respect, ou non, des principes de la guerre. En effet, au-delà du contexte, de l’équipement du moment ou de la valeur du soldat, c’est bien la conception des opérations et, in fine, la décision du chef qui conduisent à la victoire. Celles-ci s’appuient sur des concepts théoriques qui sont censés constituer un socle, un garde-fou à valeur universelle afin d’évaluer la pertinence d’un plan ou d’une manœuvre, que ce soit dans sa préparation, son exécution ou son exploitation.
Riche de son histoire et de sa pensée, l’armée française s’est ainsi bâtie son « corpus » de principes de la guerre au fil du temps et revendique aujourd’hui son application dans la formation des officiers et la conduite des opérations.
Pourtant, force est de constater, qu’aujourd’hui, la définition de ces principes apparaît variable dans la doctrine française, certains étant occultés ou d’autres affirmés selon les textes ou les niveaux considérés.
Pour s’en convaincre, nous chercherons à mieux comprendre quels éléments fondamentaux ont influencé la pensée française dans ce domaine avant de souligner les incohérences des écrits actuels (tous disponibles sur internet[1]) pour enfin, proposer un retour à une certaine orthodoxie.


vendredi 23 mars 2012

Histoire militaire : nouvelle citation.


Je mets aujourd'hui à jour la rubrique "Paroles de chef" de votre blog afin d'eclairer, une fois de plus, le rôle majeur de l'histoire dans la compréhension de la guerre, l'apprentissage de la stratégie, de l'art opératif et de la tactique. Il s'agit d'une citation du maréchal Foch propre à inciter, à l'époque, les cadres militaires à enrichir leur culture générale et à rechercher des enseignements dans l'étude du passé : « Pour entretenir en temps de paix le cerveau d'une armée, la tendre constamment vers la guerre, il n'y a pas de livre plus fécond que l'Histoire ».
Cette citation me permet d'introduire une série de posts dans les jours à venir qui verront tout d'abord une réflexion sur la manière dont était enseignée la tactique à la fin du XIXème siècle puis sur des études en lien avec les grands penseurs et l'histoire de la tactique, des phalanges grecques à l'espace lacunaire...