Je vous propose un article que j'ai fait paraître il ya quelques jours sur le blog de l'Alliance géostratégique, communauté à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir depuis quelques semaines maintenant.
Alors que les tensions en Mer de Chine
ne cessent de retrouver de la vigueur et que la République populaire de Chine
met en avant ses efforts militaires et le développement d’une marine de guerre
de haute mer avec des ambitions (avérées ou non) de moyens aéronavals, le Japon
semble, quant à lui, se tourner vers les Etats-Unis et leur nouvelle pensée
opérative de JOAC. Cette réflexion présentée en 2011 par le secrétaire à la
Défense américain Léon Paonetta doit devenir la parade des stratégies
d’« Anti-Accès » et d’« Air Denial (A2AD) » mis en œuvre
par des pays qui cherchent à esquiver la puissance militaire et technologique
américaine en cas de conflit ouvert.
En première approche, c’est davantage
l’effet d’annonce qui a semble-t-il primé à Washington alors que la conjoncture
économique pèse sur les budgets militaires, que les Etats-Unis cherchent à
désengager leurs troupes de champs de bataille complexes et que les opinions
publiques sont réticentes à voir mourir leurs soldats loin des frontières
nationales. Les responsables de la Défense ont peut-être cherché à renouer avec
le succès psychologique et tactique de l «Air Land Battle » qui devait,
dans les années 1980, sonner le glas de la supériorité conventionnelle
soviétique en Europe.

