L’exemple du front de l’est pendant la seconde guerre mondiale
« Un général allemand, adorateur de la seule déesse Tactique, se ferait damner pour réussir un Kessel[1], un général soviétique, formé à l’école opérative, résistera aux sirènes du coup d’aubaine pour rester fixé sur la part qui lui revient dans la planification générale ».[2]
C’est une fois de plus en relisant cette phrase de Jean Lopez et en écoutant les débats autour de ces notions que je me suis interrogé sur la valeur de ces deux visions dans la conduite de la guerre et la mise en œuvre d’une opération. Il s’agit donc de savoir si le niveau opératif, bien souvent décrié en France comme dans certaines armées européennes, a prouvé son efficacité ou démontré son échec. Nous verrons, par conséquent, au travers de l’exemple du front de l’est pendant la seconde guerre mondiale, que les deux notions sont complémentaires mais, qu’objectivement, c’est bien la vision d’ensemble opérative qui permet le succès, à long terme, tout en favorisant la concentration des efforts afin de contraindre la volonté ennemie et obtenir l’effet final recherché.