Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

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mercredi 13 avril 2016

Les Français dans le Hedjaz, introduction d'une nouvelle thématique.


Dans les jours à venir, je vous proposerai plusieurs articles en lien avec les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale mais avec un focus bien différent tourné vers l'Orient. En effet, nous quitterons les champs de bataille russes et français mais aussi les Dardanelles pour nous pencher sur l'histoire méconnue des soldats français de la mission militaire au Hedjaz. Celle-ci a été engagée aux côtés de la dynastie hachémite qui a conduit la révolte arabe de 1916 à 1918 contre l'empire Ottoman. Très longtemps oublié ou méconnu, le déploiement de ces 45 officiers et près de 1000 sous-officiers et hommes de troupe a été déterminant dans la victoire obtenue par le Chérif Hussein ( et de ses fils) de Médine à Damas en passant par El Ouedj, Aquaba, Maan ou Deraa.

mardi 29 mars 2016

L'écho du champ de bataille rejoint la communauté THEATRUM BELLI.

 
Un petit intermède pour vous annoncer que votre blog a rejoint la communauté THEATRUM BELLI dont vous trouverez le lien vers le site internet ci-contre. D'une grande richesse, THEATRUM BELLI (TB) se propose de renforcer le lien citoyen de défense au travers de réflexions et d'articles touchant à l'histoire militaire, à la sécurité,  au renseignement, à l'évolution de l'armement mais aussi au contexte géopolitique du moment. Il recense également de nombreux ouvrages dans une large bibliothèque numérique (dont mon ouvrage) et participe aux nombreuses initiatives mémorielles (Centenaire de la Grande Guerre) si importantes à l'aune de ces dernières années.
Depuis maintenant 10 ans, son fondateur, Stéphane Gaudin accompagne le monde de la défense, en particulier en soutenant les soldats en opérations par de nombreux courriers comme les blessés militaires, à l'image des défis qu'il relève aux côtés du sergent Vincent Dorival. Comme d'autres blogs (Guerres et conflits) et d'autres contributeurs (Olivier Entraygues, les stagiaires de l'Ecole de guerre ou Caroline Galacteros par exemple), "L'écho du champ de bataille" est heureux de faire partie de la communauté TB. Bonne lecture...

samedi 6 février 2016

2016 : année de la Marseillaise, son histoire, son symbole.

 
En cette semaine d'anniversaire pour notre hymne national, "La Marseillaise", et alors que le président de la République a décidé de faire de 2016 l'année de ce chant si chargé de symbole pour les Français comme pour le monde, j'ai souhaité revenir sur son histoire. En effet, si l'on envisage le temps long, la Marseillaise, tout en conservant, contre vents et marées, ses paroles et sa vigueur, elle a su également s'adapter aux évolutions, aux époques et ce, tout en donnant du sens aux grandes étapes de l'histoire de France.
Elle est née à une période tragique où la France, en proie à des évolutions sociétales majeures, était également menacée à ses frontières. Aussi, son auteur, Rouget de Lisle en a fait "le cri de vengeance et d'indignation du noble peuple qui venait de proclamer les Droits de l'Homme et qui se refusait à ployer le genou devant l'étranger." Mais au-delà de cette perception nationale qui n'a pas toujours été la même, la Marseillaise a dépassé les frontières, à l'instar de ces paroles de Poincaré qui déclarait en 1915 : "Partout où elle retentit, la Marseillaise évoque l'idée d'une nation souveraine qui a la passion de l'indépendance et dont les fils préfèrent délibérément la mort à la servitude. ce n'est pas seulement pour nous autres Français que la Marseillaise a cette signification grandiose. ses notes éclatantes parlent une langue universelle et elles sont aujourd'hui comprises du monde entier".

vendredi 22 mai 2015

De la victoire…, perspectives historiques et réflexions contemporaines. (1/2)


 
Aujourd’hui, que l’on parle de conflits, de guerres, d’opérations ou encore d’interventions militaires, nombre d’observateurs sont souvent prompts à parler d’enlisement, d’échec, de violence contenue, d’instabilité chronique et d’efforts inutiles. Le terme de victoire semble avoir disparu du vocabulaire, cette notion ne correspondant plus aux engagements contemporains  rythmés par des missions dites de stabilisation, d’interposition comme de gestion de crise.
Pourtant, la recherche de la victoire, ce nouvel équilibre politique et militaire, a toujours accompagné la conflictualité tout au long de l’histoire et permet de donner un sens à l’action, notamment à celle des forces armées (mais pas seulement) déployées face à un adversaire ou, plus globalement, à une menace. Il apparaît donc intéressant de s’interroger sur les raisons de ce désintérêt pour la victoire ou pour sa remise en question permanente tout en mettant en perspective cette évolution par l’examen de ce mot au travers des exemples du passé.
Nous montrerons que si les manifestations de la victoire ont évolué avec la guerre et l’accélération du temps, les fondements de ce vocable sont restés les mêmes et doivent être exploitées, dans tous les domaines, pour vaincre et légitimer le combat et ce, du niveau stratégique au niveau tactique.

mercredi 11 juin 2014

Eurosatory 2014.

 
Du 16 au 20 juin 2014 aura lieu, à Paris nord Villepinte, le salon Eurosatory consacré à l'armement dont la dernière édition remonte à 2012. A l'heure où les zones de conflits se développent, que la guerre continue sa mutation sur divers théâtres d'opération avec des belligérants de plus en plus réactifs et polymorphes, les industriels internationaux viendront présenter leurs innovations ainsi que leurs équipements ou les munitions de dernière génération. Cet évènement demeure également l'occasion de confronter la perception des militaires à celle des entreprises spécialisées afin de permettre une meilleure adéquation de l'offre et du besoin.

samedi 8 mars 2014

Sortie d'un livre sur les "Femmes en guerre" et colloque sur les robots.



Comme nous le faisons régulièrement, nous vous proposons dans la rubrique "A lire" de votre blog un ouvrage consacré aux femmes engagées dans le second conflit mondial, espionnes, résistantes, héroïnes du quotidien ou membres des forces armées. Ce livre fait écho à la thématique que nous avions développée il y a quelques semaines au travers de divers articles balayant l'histoire militaire : http://lechoduchampdebataille.blogspot.fr/2013/10/femmes-de-guerre-une-histoire-ancienne.html et http://lechoduchampdebataille.blogspot.fr/2013/11/femmes-et-histoire-militaire.html.
Nous vous présentons également dans la rubrique "Mémoire et évènements" un colloque, le 8 avril 2014 aux Invalides, consacré aux robots et la létalité ainsi qu'à leur rôle de plus en plus prégnant dans la recherche du renseignement mais aussi la frappe à distance de sécurité, en temps réel, avec les questions éthiques et technologiques que cela suscite. On peut par ailleurs réfléchir à l'influence de la société dans les choix des armements et des modes d'action face à des adversaires aux référentiels doctrinaux, voire moraux, loins des paradigmes occidentaux. Une belle façon donc d'ouvrir le débat et la réflexion sur la guerre et son rapport à la technologie.

mardi 29 octobre 2013

Femmes de guerre : une histoire ancienne et riche.


Cet article consacré aux « combattantes » a pour ambition d’introduire des portraits qui mettent en lumière des destins connus comme des faits d’armes plus confidentiels.  Chacun d’entre eux ont souvent fait l’objet d’ouvrages riches et largement documentés ou d’articles spécialisés. En effet, alors qu’aujourd’hui la présence des femmes dans les forces armées, y compris sur les champs de bataille modernes, parait comme une évidence, on oublie souvent que l’histoire militaire, de l’Antiquité jusqu’au XXème siècle, regorge d’exemples de femmes de guerre qui ont participé aux grands conflits à des postes allant de fantassin à pilote d’aéronefs en passant par espionne, infirmière ou commandant d’une unité.
Nous balaierons donc, dans les lignes qui suivent, quelques épisodes mettant en exergue cette engagement féminin dans la guerre.

vendredi 25 mai 2012

« Guerre éclair » : du mythe d’hier à la nécessité d’aujourd’hui.


De tout temps la « guerre éclair », ce choc brutal et décisif, cette percée foudroyante, l’encerclement ou la destruction totale de l’adversaire, a été le rêve, voire le cauchemar, des grands chefs militaires soucieux de préserver la vie de leurs hommes ou, plus cyniquement, de faire valoir leur génie tactique aussi bien que leur vision stratégique.
De la même façon, les sociétés, comme les Etats, ont toujours exercé une pression plus ou moins forte sur leurs soldats afin que les conflits soient les plus courts possibles tant ils sont meurtriers mais également perturbateurs des équilibres politico-économiques du moment.
Néanmoins, malgré la mise en œuvre d’idées et de concepts novateurs, souvent appuyés par des innovations techniques ou tactiques, aucune armée n’a su théoriser parfaitement une « guerre éclair » de nature à contraindre l’ennemi, à coup sûr, en une ou un petit nombre de batailles décisives.
Pourtant, les évolutions des contextes d’engagement ainsi que les menaces contemporaines nous portent à considérer l’impérieuse nécessité de développer une doctrine permettant d’atteindre les conditions d’une victoire rapide, légitime, durable et acceptable par l’opinion publique comme au regard des contraintes juridiques défendues par les instances internationales.
Dans ce cadre, nous verrons dans un premier temps quelles ont été les tentatives d’élaboration d’une formule de « guerre éclair » dans l’histoire militaire (de l’Antiquité à la « Blitzkrieg allemande ») puis nous nous attacherons à développer les études de ce concept par l’école opérative soviétique des années 1970-1980 avant de proposer quelques pistes de réflexion pour une application aux guerres de demain.



dimanche 19 février 2012

L’artillerie, un outil clé dans le cadre d’une nouvelle fonction stratégique en gestation : l’intimidation conventionnelle. (2/2)


Voici la seconde et dernière partie de l'article consacré à l'artillerie dans une approche stratégique qui répondra peut-être à vos interrogations quant à mon argumentation, bonne lecture.

Plus largement, dans des engagements de maintien de la paix, voire sur le théâtre national (Vigipirate, protection de sommets politiques ou de commémorations importantes), les forces terrestres, par leurs dispositifs, leurs patrouilles, les moyens déployés (missiles sol-air, drones, blindés) cherchent à intimider l’agresseur potentiel, qu’il soit un manifestant sur un pont du Kosovo, un groupe rebelle sur une ligne démilitarisée en Côte d’Ivoire, des terroristes autour d’une cité ou d’un monument historique normand.
L’artillerie pourrait donc jouer un rôle clef dans un mode d’action formalisé d’intimidation conventionnelle.

L’artillerie, un outil adapté à ce mode d’action particulier.
L’artillerie dispose ou disposera à court terme d’un panel de moyens lui permettant d’agir à longue distance en graduant son action d’intimidation.

jeudi 2 février 2012

Se préparer à la guerre : l'opération Starlite au Vietnam en 1965.


Comme nous l'évoquions dans le post précédent, il est important de parler de la guerre pour adapter au mieux les armées à l'adversaire de demain, à court comme à moyen terme, afin de garder l'initiative. C'est pour quoi, je vous propose dans la rubrique "Batailles et enseignements" une synthèse de l'opération américaine Starlite au Vietnam. En effet, en 1965, les troupes américaines renforcent leur déploiement sur le théâtre vietnamien et commencent à mener des opérations de grande envergure contre le Viêt-Cong. Ils découvrent un nouveau type d'ennemi qui contrôle le milieu, se bat au coeur de la population avec des tactiques irrégulières. Peu préparés à ce type d'actions de contre-rebellion, les Marines vont devoir, à leurs dépens, s'adapter à la menace et à un conflit auquel ils devront participer pendant près de 10 ans.
Aussi, cet exemple souligne-t-il la pertinence d'un débat sur la guerre, ses formes, ses évolutions, ses conséquences, ses contraintes sur l'outil de défense, sur les choix politiques et sur la société. Ces trois piliers de la trinité clausewitzienne doivent donc être en mesure de prendre des risques et de renforcer leurs sources de résilience. Ces deux thèmes feront l'objet d'articles à venir et alimenteront, à n'en pas douter, le débat et des commentaires. Bonne lecture...

Source image: scenic reflections.

dimanche 6 novembre 2011

Histoire bataille : du nouveau dans la rubrique "Batailles et enseignements"...

Nous vous proposons une nouvelle bataille de la seconde guerre mondiale riche en leçons et intérêts tactiques. Il s'agit des combats de Koursk en 1943 sur le front de l'est. Les enseignements de ces combats soulignent, pour les deux armées, les effets de la "Maskirovka" (abordée dans un post précédent), l'importance du facteur climat dans l'analyse de la mobilité et de la manoeuvre ainsi que les points clés d'une action défensive bien menée par les Soviétiques. En outre, ces actions mettent en exergue les grands principes de la guerre, le rôle du cycle du renseignement, la plus value de l'appui air-sol pour une force mécanisée mais également l'incontournable gestion des flux logistiques dans l'offensive. Enfin, il sera intéressant d'étudier l'influence des différents chefs militaires dans la préparation ou la conduite des opérations. Bonne lecture...

samedi 5 novembre 2011

Pour revenir sur la citation de cette semaine : plaidoyer pour une Maskirovka à la française.

Dans un post précédent, j’avais soumis à vos commentaires la citation de Baltasar Gracian sur la nécessité de surprendre un adversaire en alternant de nombreux modes d’action et en créant, chez lui, l’incertitude, ce temps de retard dans sa prise de décision qui nous permettra, in fine, de garder l’initiative et de faire en sorte de gagner « cette dialectique des volontés » qu’est la guerre. Merci donc aux lecteurs qui ont alimenté le débat et initié ma réflexion.
En outre, comme annoncé, je vous fais part de mon opinion à ce sujet ainsi que de mes suggestions dans ce domaine. En effet, force est de constater que la surprise, dans la doctrine française, repose principalement sur des actions de diversion, toujours mises en avant (voir en particulier le document FT 02[1]) mais sans jamais être décrites précisément, dans leur forme, leurs modalités, leurs actions, leur durée, … La déception, quelle qu’elle soit, est un serpent de mer que l’on évoque dans des cours théoriques, en histoire militaire ou à l’occasion d’exercices dans lesquels cette action demeure un artifice esthétique pour le MA[2] choisi, voire une manière de se rassurer sur l’effet qu’elle pourrait produire sur l’ennemi (si tenté que ce dernier y croit). On estime également qu’elle doit dépasser le niveau tactique en s’appuyant sur les opérations d’information. Aussi, riche de nombreuses lectures, je pense qu’il serait nécessaire de formaliser, dans l’armée de Terre, un apprentissage d’une « Maskirovka » tactique à la française sans que ce procédé ne reste l’apanage de l’ennemi générique « Glaise » issu du TTA 808[3].

La déception, si on prend sa définition officielle est perçue comme : l’effet résultant de mesures visant à tromper l’adversaire en l’amenant à une fausse interprétation des attitudes amies en vue de l’inciter à réagir d’une manière préjudiciable à ses propres intérêts et de réduire ses capacités de riposte[4]. Elle repose sur la dissimulation, la déception et l’intoxication. Certes, mais qu’est-ce que cela donne concrètement ? Faisons un constat pour les forces françaises.

mardi 1 novembre 2011

Une nouvelle citation pour suciter le débat...

Chers lecteurs,

En vous proposant cette semaine dans la rubrique "Paroles de chef" une citation d'un auteur plus iconoclaste qu'à l'accoutumée, je souhaite susciter le débat sur la place de la surprise, de la déception et de l'imagination dans la conduite de la guerre et ce, au travers de vos expériences personnelles, de vos lectures ou encore de références aux grands chefs militaires, stratèges ou stratégistes de leurs époques. L'auteur de cette citation, ecclésiastique polémique du XVIIème siècle, a accompagné de nombreuses armées en campagne (siège de Lérida en 1646), a conseillé les princes d'Espagne et a rédigé divers ouvrages dont un relatif à l'image du "héros". Son oeuvre littéraire sera souvent comparée à celle de Machiavel. Il défend en particulier la prudence et la capacité à surprendre l'adversaire par un comportement inattendu. Bref, il prône l'incertitude, celle sur laquelle le général Desportes fonde sa réflexion polémologique dans la majorité de ses ouvrages. Ainsi donc, avant de partager avec vous ma réflexion sur ce sujet, j'attends, avec impatience, vos commentaires ou vos articles. A vos plumes...

jeudi 27 octobre 2011

Conduire la guerre : vision tactique versus vision opérative

L’exemple du front de l’est pendant la seconde guerre mondiale

« Un général allemand, adorateur de la seule déesse Tactique, se ferait damner pour réussir un Kessel[1], un général soviétique, formé à l’école opérative, résistera aux sirènes du coup d’aubaine pour rester fixé sur la part qui lui revient dans la planification générale ».[2]

C’est une fois de plus en relisant cette phrase de Jean Lopez et en écoutant les débats autour de ces notions que je me suis interrogé sur la valeur de ces deux visions dans la conduite de la guerre et la mise en œuvre d’une opération. Il s’agit donc de savoir si le niveau opératif, bien souvent décrié en France comme dans certaines armées européennes, a prouvé son efficacité ou démontré son échec. Nous verrons, par conséquent, au travers de l’exemple du front de l’est pendant la seconde guerre mondiale, que les deux notions sont complémentaires mais, qu’objectivement, c’est bien la vision d’ensemble opérative qui permet le succès, à long terme, tout en favorisant la concentration des efforts afin de contraindre la volonté ennemie et obtenir l’effet final recherché.

mercredi 5 octobre 2011

Réflexion sur le facteur culturel dans la guerre et la conduite des opérations...

Pour Lénine, les guerres sont le reflet des peuples qui les mènent. Dans ce contexte, chacun s’accorde à dire aujourd’hui que les solutions aux conflits asymétriques se trouvent donc dans la capacité à dépasser un mode de pensée militaire occidental. Ce dernier admet en effet que la victoire ou la bataille décisive tient lieu de fin en soi, la supériorité technique et les principes séculaires étant les garants du succès. Pourtant, l’histoire et l’analyse de nombreux auteurs semblent démontrer que la compréhension ou l’influence des facteurs culturels conditionnent souvent le succès et l’échec à l’échelon tactique comme au niveau opératif voire stratégique.
Dans ce cadre, afin de mettre en perspective les opérations contemporaines, il paraît intéressant d’étudier tout d’abord l’influence des sociétés dans l’action du soldat, puis d’étudier comment la prise en compte, par le chef militaire, d’une culture étrangère est déterminante pour la planification d’une opération et, in fine, sur la réussite de sa mission.