Bienvenue sur l'écho du champ de bataille

« L’écho du champ de bataille » a pour ambition de vous proposer à la lecture et à la réflexion des contributions sur des sujets relatifs à la stratégie, à l’art opératif, à la tactique et plus largement sur l’engagement et l’emploi des armées. Ces brèves, illustrations ou encore problématiques vous seront livrées sous le prisme de l’histoire militaire mais aussi sous celui des théâtres d’opérations d’hier, d’aujourd’hui, voire de demain. Des enseignements de grands chefs militaires de toutes les époques aux analyses polémologiques prospectives en passant par la doctrine ou aux équipements des forces françaises et étrangères. Gageons que vous aurez plaisir à lire ces articles ou à contribuer au débat. Bonne lecture…

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lundi 14 mai 2012

La marche à l’ennemi : un procédé en déshérence ?


La marche à l’ennemi, ce mouvement vers l’adversaire et préliminaire au contact ou à la manœuvre, a toujours été une préoccupation ancienne des stratèges ainsi que des généraux. Comme l’atteste Yann Couderc dans un récent article (http://suntzufrance.fr/de-la-marche-a-lennemi/ ), Sun Tzu abordait déjà, en son temps, ce procédé, certes de façon plus empirique que théorique mais clairement réfléchie. Plus tard, la marche à l’ennemi sera perçue comme le monopole des forces du Pacte de Varsovie qui la formaliseront d’ailleurs dans les domaines tactiques et opératifs et ce, jusque dans l’organisation ou l’articulation des petites unités.
Aujourd’hui, ce terme semble être devenu marginal dans le vocabulaire guerrier et dans le référentiel doctrinal occidental. Il paraît également se confondre avec la manœuvre, alors qu’il s’agit pourtant bien de deux temps différents de l’action. En outre, la tentation des armées modernes de sous-estimer des ennemis potentiels, dans un engagement dissymétrique, accentue la désaffection pour cette méthode particulière de l’art du mouvement militaire.
Nous chercherons donc à réhabiliter la marche à l’ennemi en démontrant la nécessité de son apprentissage et de sa maîtrise face à un adversaire dont on connaît mal les intentions et qui pourrait rechercher la surprise afin de palier son infériorité technique.
Pour cela, nous montrerons l’importance de ce procédé dans l’histoire militaire avant de faire un constat contemporain de son évolution et de proposer quelques pistes de réflexion.

mardi 17 avril 2012

Réflexion sur l'histoire de la tactique : mise à jour des rubriques du blog.


En ce début de semaine, j'ai souhaité engager une réflexion sur différentes formes de tactiques, maritimes et terrestres.
Tout d'abord, concernant l'aspect naval de ces questions, vous trouverez, dans la rubrique "Mémoire et évènements", un lien vers un colloque dirigé par l'IRSEM (institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire) sur l'étude de la "piraterie au fil de l'histoire". Il sera intéressant de voir si les conclusions de cette rencontre permettront de dégager des constantes ou des différences dans la nature, les modes d'action et les moyens de lutte contre ce fléau historique des mers. Je vous avais fait part d'ailleurs de ma propre analyse dans un article de "l'écho du champ de bataille",  il y a quelques semaines déjà :
http://lechoduchampdebataille.blogspot.com/2012/01/lutte-contre-la-piraterie-maritime.html.


Dans un autre registre, la nouvelle citation de la rubrique "Paroles de chef", dans laquelle le général Eisenhower considère qu' « il ne faut jamais permettre à l’ennemi de savoir ce que l’on fera, mais il est plus important encore de ne jamais lui laisser deviner ce que l’on ne fera pas. », met en avant la nécessité de réfléchir sur la marche à l'ennemi et ce, sous un prisme historique en travaillant des légions romaines aux groupements tactiques interarmes modernes ,en passant par les corps d'armée de Napoléon ou les divisions soviétiques de la guerre froide. Je mettrai en ligne un post sur ce sujet en début de semaine prochaine, le temps pour moi de terminer quelques lectures indispensables et de mettre à plat mes idées.
Enfin, une activité du moment m'invite à me pencher sur l'histoire militaire des troupes coloniales (et à la "Force noire" en particulier) qui fera l'objet, sans doute, de publications à venir. D'ores et déjà si vous avez des auteurs ou des références à me conseiller, n'hésitez pas à le faire via un commentaire.