Alors que l’on prête souvent à l’armée américaine une faible appétence pour la prise en compte du facteur culturel en opérations, le corps des Marines a pourtant mis en place, depuis 2009, une cellule ad hoc pour ses états-majors de niveau opératif. Cette initiative s’inscrit dans la volonté d’être plus efficace dans la planification des opérations dans les phases de COIN[1] ou de stabilisation. Cette évolution a été précédée par une réflexion menée par des officiers des Marines ainsi que par des chercheurs, membres du corps enseignant de l’USMC Command and Staff College[2] de Quantico, débouchant sur la publication d’un ouvrage (« Operational Culture for the Warfighter » de B.A.Salmoni et P.Holmes-Eber) que nous vous proposons dans la rubrique « A lire… » de notre blog.
Ce travail démontre l’ampleur du retour d’expérience et des leçons tirés des interventions en Irak et en Afghanistan ainsi que la prise de conscience du rôle majeur de la population dans les conflits de ce début de XXIe siècle.
Aussi s’agira-t-il en quelques lignes de comprendre cette démarche opérationnelle ainsi que sa plus-value dans la conduite de l’action.
